Le mercredi 21 décembre 2022, nous avons reçu l’équipe de La Nouvelle République, le quotidien régional français.
Ils se sont rendu avec nous au domicile des personnes transfusés afin d’observer le procédé d’une transfusion sanguine à domicile.
L’objectif de cette visite était de :
- Réaliser une interview de nos équipes afin de mettre en lumière cette pratique innovante dans la région Centre-Val de Loire.
Transfusion sanguine à domicile : une pratique innovante
C’est dans son salon, que Louisette Berthon, l’une de nos patientes, allait recevoir sa transfusion sanguine accompagnée par Louise Mirault, infirmière référente en transfusion sanguine à l’hôpital à domicile Val de Loire (HAD Val de Loire).
Cet acte complexe de soins à domicile se répète toutes les deux ou trois semaines pour Louisette. Une pratique qui n’a que des avantages, explique-t-elle.
« C’est mieux d’être chez moi, parce que j’ai mon amie et mon fils qui viennent me voir. Lorsque le docteur du CHRU m’a proposé, j’ai pris le temps d’y réfléchir. Mais finalement, je suis très bien entourée et les soignants sont formidables. C’est important pour garder le moral. »
L’infirmière, lui installe un pied à perfusion et, pendant deux heures, elle reste à ses côtés pour vérifier ses constantes. Louisette est aussi la première patiente transfusée à domicile de la région Centre-Val de Loire, depuis le 5 octobre 2022.
Selon David Guyère, directeur de l’HAD Val de Loire : cette pratique est « Une manière de désengorger les hôpitaux », mais aussi, une manière, « de désengorger le CHRU, avec qui nous travaillons en partenariat ».
Les soins à domicile tendent ainsi à se développer :
- En 2014, l’HAD Val de Loire s’occupait d’environ 50 patients par jour, contre 150 en 2022.
Un acte effectué par les professionnels de l’HAD Val de Loire
Comme en témoigne Louise Mirault, les soignants disposent de tout le matériel disponible à l’hôpital classique. « Un pied à perfusion, une table de lit et même un concentrateur à oxygène, par mesure de précaution ».
Si cela est possible, c’est bien parce que nos professionnels, peuvent toujours compter sur nous. Avec la mise en place d’une logistique bien précise, nos deux pharmaciennes et nos cinq préparateurs, remplissent les racks de chaque patient et le casier qui leur est ainsi réservé.
Les patients sont suivis en amont et en aval et l’infirmière spécialisée en transfusion peut joindre à tout moment un médecin, qui suit le dossier de chaque patient, en lien avec les soignants libéraux.
Déroulé d’une transfusion sanguine à domicile
Nous retrouvons Mr Guillaume Sasseigne, médecin et correspondant hémovigilance de l’établissement auprès de l’ARS. Qui nous explique le déroulé de cet acte :
« Les patients reçoivent la même poche de sang qu’à l’hôpital, qui est fournie, tracée et sécurisée par l’Établissement français du sang (EFS). Pour l’instant, nous ne pouvons transfuser qu’une poche par patient et par jour, alors pour les patients qui en nécessitent deux, nous venons deux jours consécutifs ».
Pour pouvoir être pris en charge par l’HAD, « les patients doivent être à peu près stabilisés et ne pas avoir besoin d’un plateau technique ». Mais en dehors de cette condition, « tout le reste est similaire à l’hôpital classique ».
Quel avenir pour la transfusion sanguine au domicile des patients ?
Comme nous l’indique David Guyère, le directeur de l’hôpital à domicile, cette pratique représente une innovation « qui devrait se diffuser début 2023 dans les HAD de Loir-et-Cher et d’Orléans-Montargis », et une organisation qui représente selon lui, « le futur de l’hôpital et l’hôpital du futur ».


